Présentation du Réseau GreC

Le Réseau Grammaires et Contextualisation (GreC) réunit des enseignants et des chercheurs de nombreux pays qui partagent un intérêt pour les descriptions du français susceptibles de contribuer à l’enseignement-apprentissage de cette langue. Il prend la suite du réseau Grac qui, de 2011 à 2017, était rattaché à l’Université Paris III-Sorbonne nouvelle. Depuis, il est membre du laboratoire ouvert Méthodal.

Le réseau a été créé en 2011. Il a d’abord fait partie (sous le sigle GRAC) d’une équipe de recherche de Paris III-Sorbonne nouvelle. Depuis 2017-2018, il est rattaché au Laboratoire Méthodal, sous le sigle GreC. Il est géré par un Comité d’organisation et un Comité scientifique composé de collègues qui ont participé à ses activités depuis ses débuts.

Coordination

Comité scientifique

  • Jean-Claude Beacco, Université Sorbonne nouvelle
  • Béatrice Blin, Université nationale autonome de México (UNAM)
  • Monique Burston, Université de Technologie de Chypre
  • Franck Delbarre, Université des Ryūkyū
  • Raphaële Fouillet, Université Savoie Mont Blanc
  • Emilie Kasazian, Université de Lille
  • Bogdanka Pavelin Lešić, Université de Zagreb
  • Sofia Stratilaki, Université Sorbonne nouvelle

Domaine de recherche

[Résumé. Voir ici description complète du projet du GRAC/GreC]

Le projet de recherche commun des enseignants et chercheurs réunis au sein du GreC est l’étude des formes de la contextualisation de la description du français (= sa «  grammaire  »). Par contexte, on entend la configuration sociolinguistique des langues dans un espace donné (formes du multilinguisme) et la structuration des répertoires langagiers individuels (formes du plurilinguisme), mais aussi les formes de la culture métalinguistique des utilisateurs/apprenants. Celle-ci est constituée des représentations du langage véhiculées, entre autres, par le lexique métalinguistique ordinaire (en français par exemple mot, expression, discours) et les savoirs relatifs à la langue première ou à la langue de scolarisation principale. Celle-ci fait généralement l’objet d’un enseignement d’orientation grammaticale.

Les recherches du Réseau portent sur les formes observables des contextualisations de la description du français enseigné comme langue étrangère. :

  • dans des ouvrages de  grammaire du français produits sur place   ;
  • dans des méthodes de français ;
  • à partir des inventaires d’erreurs fréquentes attribuables à des interférences avec la langue première ou d’autres langues  ;
  • à travers les discours explicatifs des enseignants (tels qu’ils les rapportent ou tels qu’on peut les observer), qui cherchent à adapter la description du français à leurs apprenants  ;
  • à partir des observations que font les apprenants sur le fonctionnement du français,dans des activités de conceptualisations, en particulier bi-plurilingues…

Ces recherches visent à recenser et à analyser les différentes manières dont les descriptions courantes du français sont adaptées aux apprenants et à identifier celles qui favoriseraient les apprentissages. De telles adaptations ont été repérées par H. Besse (dans Besse H. & Porquier R. (1984  : Grammaire et didactique des langues) et elles ont été l’objet de diverses explorations par J.-C. Beacco, spécialement à compter de 1993 («  Enseignement grammatical et expérience contrastive des enseignants  », Actes du Congrès «  Italien et français langues étrangères  », 22-24 avril 1993, Perugia), puis dans (2010) : Didactique de la grammaire dans l’enseignement du français et des langues (Didier).

Une des illustrations concrètes des travaux et des recherches du GreC est la Grammaire du français pour finnophones que J.-M. Kalmbach a élaborée, depuis des années, spécialement pour ses étudiants en Finlande. Cette grammaire, contextualisée avant la lettre, est aussi une étude complète, innovante et critique de la description du français. Elle constitue un ouvrage de référence indispensable proposant sur bien des points une description alternative à la grammaire traditionnelle, qui peut être utile non seulement aux apprenants et enseignants de français comme langue étrangère dont la L1 (langue de première scolarisation) est le finnois, mais aussi, grâce aux comparaisons fréquentes avec d’autres langues, à ceux de nombreuses autres L1.